Patrimoine : les Amis du Vieux Chambéry livrent leurs bons et mauvais points
Qu’est-ce que la Ville a fait au niveau du patrimoine l’an passé ? Les Amis du Vieux Chambéry ont délivré leurs bons et mauvais points, à l’occasion de leur assemblée générale, samedi 17 janvier, en présence du maire Thierry Repentin.
Samedi 17 janvier, en présence de nombreux élus, quelque 200 personnes ont assisté à l’assemblée générale de la société des Amis du vieux Chambéry. Cette réunion, orchestrée et animée par sa présidente Michèle Chappuis, a ouvert sur un bilan quantitatif et qualitatif des activités de l’exercice écoulé en termes de conférences, d’expositions et d’interventions au profit de tous les publics… sans oublier la parution d’articles et les expositions et vitrines au siège de l’association.
Des points positifs et des critiques
C’est toujours un moment attendu par les uns et plutôt redouté par les autres : Jacques Viout, vice-président des Amis du Vieux Chambéry, a fait état des choses qui fâchent et des points positifs concernant l’image de la ville.Ont été pointés du doigt les tags récurrents, les cartons déposés dans la rue, le non-fonctionnement des panneaux lumineux depuis six ans, des bâtiments patrimoniaux mal ou non éclairés, l’eau qui ne coule plus dans plusieurs fontaines et dans le canal square Lovie, la dégradation de la place de la Brigade de Savoie, de l’Esplanade du Château, l’entretien de la place du Château, le délabrement du Pont des amours…Les motifs de satisfactions, quant à eux, sont allés à la réparation de la barrière du pont de la Libération, le réaménagement du Faubourg Montmélian, du square Aglietta, de la place Caffe, de l’avenue Charles-de-Gaulle, la mise en place de nouvelles signalétiques et l’illumination de plusieurs édifices patrimoniaux.
Comme il est tradition en fin d’assemblée générale, Michèle Chappuis a interrogé Thierry Repentin, le maire, sur plusieurs grands dossiers.Parmi ceux-ci, le devenir des écuries de Boigne. La création d’un projet de “Cité du livre” ayant échoué, le maire a annoncé qu’une nouvelle piste d’aménagement était à l’étude, mais sans en dévoiler le contenu précis.Quant au château de Buisson-Rond qui se détériore de jour en jour, Thierry Repentin n’a pas caché que sa rénovation n’était pas, à court terme, une priorité. Le choix retenu par la ville étant de flécher les investissements sur le théâtre Charles-Dullin.
Début des travaux fin 2026 au théâtre Charles-Dullin ?
Concernant justement le théâtre Charles-Dullin, les travaux promis pour l’année 2024 sont toujours attendus. Un retard que Thierry Repentin explique par la complexité et l’ampleur des travaux à réaliser, mais aussi par la recherche d’un financement de 19 millions d’euros. L’objectif : ne pas prendre le risque de mettre les finances de la ville dans le rouge. Les premiers travaux pourraient débuter fin 2026 pour s’achever à l’horizon 2031.
Dernier sujet : la crypte de Lemenc et la Chapelle Vaugelas. La détérioration du monument de la mise au tombeau de la Crypte de Lemenc et la non-programmation de la deuxième phase de travaux pour la Chapelle Vaugelas ont été pointé du doigt.
Un diplôme d’honneur a été remis à Denis Maire-Sebille
À l’occasion de son assemblée générale, la société des Amis du Vieux Chambéry a décidé cette année de décerner son diplôme d’honneur à Denis Maire Sebille, propriétaire du manège, installé boulevard du Théâtre à Chambéry, pour sa contribution tout au long de l’année à l’animation de la ville. À 42 ans, cet ancien étudiant en licence de lettres a déjà passé près de la moitié de sa vie à faire tourner son manège pour le plus grand plaisir des enfants.
Une association de passionnés
La société a pour ambition de protéger, conserver, restaurer et acquérir tout ce qui dans la ville de Chambéry et le département de la Savoie constitue un intérêt historique, artistique et de curiosité.Ses actions sont reconnues et appréciées par les édiles locaux et le grand public. Des habitants pour les uns, passionnés par l’histoire de la ville, pour les autres, conquis par l’architecture de ses bâtiments ou l’agencement de ses ruelles et traboules, et pour les derniers, avec simplement l’idée de préserver le cachet de la ville.Ce faisant, la structure associative porte de nombreuses actions à même de conforter et de pérenniser l’attractivité touristique comme la connaissance de la riche histoire de la Cité ducale.Parmi les faits marquants de l’année, il a été relevé la participation aux Journées du patrimoine, au forum des associations, aux Journées européennes du patrimoine ou encore à la remise du prix Pierre-Dumas…L’assemblée générale a également ouvert sur les sorties culturelles inscrites au programme de 2026 : Montmélian, Morestel, cité des peintres, Maurienne et deux jours dans les Alpes-de-Haute-Provence. Enfin, quitus a été donné pour la présentation d’un exercice budgétaire à l’équilibre.


